Histoire
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Mis à jour le septembre 20, 2026

La dernière panne d’électricité à Cuba révèle le coût humain d’une crise énergétique qui s’aggrave

Une nouvelle panne du réseau national a privé des millions de Cubains d’électricité, alors que La Havane accuse des défaillances de transmission et des pénuries, tandis que ses détracteurs pointent du doigt les restrictions américaines sur le carburant et des années de dégradation des infrastructures.

La dernière panne d’électricité nationale à Cuba a une nouvelle fois transformé une crise énergétique chronique en épreuve de survie pour des millions de personnes, le gouvernement et ses détracteurs avançant des explications radicalement différentes pour expliquer les défaillances répétées du réseau.

La panne, décrite par un média conservateur comme une nouvelle coupure ayant privé l’île d’électricité, est survenue après qu’une défaillance de transmission dans l’ouest de Cuba aurait déclenché une panne généralisée du système. Les autorités cubaines ont indiqué que les protocoles de rétablissement avaient été lancés, tandis que des conditions météorologiques instables ont encore mis le réseau à rude épreuve. À la tombée du jour, l’électricité n’était revenue que chez environ 5 % des quelque 862 000 clients de La Havane, de petites « micro-îles » alimentant certaines parties de plusieurs provinces.

Les conséquences immédiates étaient similaires dans les différents récits : perturbation des transports, pénuries d’eau, réduction des horaires de travail et pression accrue sur les hôpitaux et les services d’urgence. Les habitants ont décrit une crise qui va bien au-delà d’un simple désagrément. « Personne ne peut supporter ces coupures constantes. Il n’y a pas assez de nourriture, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité », a déclaré au The Associated Press Mercedes Rodriguez, une travailleuse de La Havane.

Les points de vue divergent en revanche sur la responsabilité. Les responsables cubains mettent l’accent sur les défaillances de transmission, la pénurie de carburant et la dégradation des infrastructures. Le récit libéral replace la dernière panne dans le contexte de coupures répétées — au moins la sixième panne nationale de l’année — et affirme que les restrictions américaines imposées en janvier ont bloqué l’accès au carburant et aux pièces de rechange nécessaires au fonctionnement et à l’entretien des centrales thermoélectriques vieillissantes de Cuba.

Les responsables et diplomates cubains qualifient cette pression de « punition collective », tandis que Washington présente la pression économique comme un levier en faveur d’un changement politique. Pourtant, les pannes récurrentes révèlent également les vulnérabilités internes : des équipements obsolètes, une grave crise économique et un réseau de moins en moins capable d’absorber les perturbations. Comme l’a résumé la résidente Abilén Marrero : « Il n’y a aucun moyen de savoir. Nous devons simplement attendre. »